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Comment diviser ses frais de comptabilité crypto-monnaies ?

En France, toute société immatriculée doit tenir une comptabilité à jour. Produire les documents comptables pour les sociétés réalisant fréquemment des opérations en crypto-monnaies est relativement complexe ! Etudions de l’utilité d’un robot qui enregistre automatiquement les transactions de cryptomonnaies en opérations comptables. Cela permettra de comprendre le fonctionnement d’un logiciel comptable de crypto-monnaies

Les experts-comptables sans logiciel dépensent une énergie considérable sur leurs dossiers clients 🧶

Pour une entreprise, chaque opération impliquant un flux financier doit être enregistrée. Ainsi, toutes les transactions de crypto-monnaies sont à reporter dans la comptabilité de la société.

En effet, le très grand nombre d’opérations propre à l’univers des crypto-monnaies, la multitude d’intermédiaires de change (brokers), et les opérations fréquentes d’envoi vers des portefeuilles de stockage à froid (cold wallets), rendent le suivi des opérations de crypto-monnaies difficilement enregistrables comme opérations comptables.

Enfin, la multitude des crypto-monnaies contraint les entreprises à créer des fiches de stocks différentes par crypto-monnaie. Il existe 3 500 crypto-monnaies. Souvent les traders et fonds d’investissements spéculent sur plusieurs tokens (crypto-monnaies) et opèrent sur plusieurs intermédiaires de change.

Ainsi, un expert-comptable passe rapidement de nombreuses heures voir même jours à retravailler les opérations pour pouvoir réaliser les enregistrements comptables et s’arrache les cheveux pour retraiter les historiques de transactions.

Des frais d’honoraires comptables qui s’envolent 💸

Les experts-comptables doivent retraiter manuellement sur un tableur les historiques de transactions crypto.
Certains, en profitent pour développer leur propre outil.
D’autres refusent catégoriquement les sociétés réalisant des ordres de crypto-monnaies non par conviction mais par incapacité technique.

“Avec les documents comptables de base produits par Waltio, j’ai pu obtenir un devis d’expert-comptable 4 fois moins cher que ceux initialement reçus pour ma société de trading” Thomas* (Trader professionnel de cryptomonnaies).

Un enregistrement automatisé des écritures comptables avec le logiciel comptable de crypto-monnaies

En mars 2019, Waltio a lancé un outil d’aide à la déclaration fiscale des crypto-monnaies. Permettant ainsi à plus de 300 investisseurs français en crypto-monnaies de calculer leur montant imposable.

Le module de traitement automatisés de fichiers issus de crypto-monnaies est clé pour cette solution comptable. Par ailleurs, une expérience du secteur réglementaire et la compréhensions des transactions de crypto-monnaies est tout aussi important.

⚙️ Production automatisée du FEC — Fichier des Ecritures Comptables

Le FEC est un document comptable informatique rassemblant toutes les informations contenues dans le journal comptable. En cas de contrôle fiscal, il est obligatoire de le fournir à l’administration fiscale.

💡 Waltio produit un FEC compatible avec tous les logiciels de comptabilité utilisé par les experts-comptables.

Waltio produit automatiquement le FEC grâce à une identification des transactions de crypto-monnaies (dépôts, retraits, transactions) et au rapprochement de celles-ci avec notre algorithme de matching.

FEC — Fichier des Ecritures Comptables produit automatiquement avec Waltio pour un compte Kraken

💡 Les frais de transaction (frais de minage, frais d’échange…) sont des frais financiers. Nos modèles lisent et enregistrent les frais de transactions. Cela permet de les enregistrer en charges au sein du compte du résultat et ainsi de réduire le montant de l’impôt sur les sociétés.

⚙ ️ Calcul des stocks et préparation des Fiches de stocks grâce au logiciel comptable

Dans le cadre de la réglementation comptable française, les stocks doivent être évalués et une fiche de stock par crypto-monnaies doit être établie à la fin de l’exercice comptable.

Fichier des écritures comptables produit par Waltio
FEC — Fichier des Ecritures Comptables produit automatiquement avec Waltio pour un compte Kraken

Ainsi, Waltio calcule et valorise les stocks (selon la méthode CUMP). Ces travaux permettent de produire les fiches de stock et d’enregistrer les écritures de stocks de fin d’année (au sein du FEC).

Enfin, pour faciliter la lecture comptable, il convient produire un journal d’écriture par plateforme d’échange (exchange). Waltio produit automatiquement la liste des journaux d’écriture.

➡️ Ces documents n’ont plus qu’à être partagés avec l’expert comptable de la société qui le téléversera dans son logiciel de comptabilité.

“Dans le cas d’opérations en crypto-actifs, la production automatisée des écritures comptables avec Waltio va faire gagner un temps significatif à l’expert comptable et à ses clients.“ @Fabrice Heuvrard (Expert comptable spécialisé sur le enjeux des crypto-monnaies).

👉 Si vous souhaitez échanger avec nous et avoir une démo du produit, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous avec notre équipe.

Pierre de Waltio

Waltio est un assistant fiscal et comptable de crypto-monnaies. Notre mission est d’accélérer l’adoption des actifs numériques (Bitcoin et les cryptomonnaies) en simplifiant leur gestion administrative et réglementaire.

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Pourquoi utiliser Bitcoin quand on possède un compte bancaire ?

Illustration de Deligne sur le défiance face au système bancaire

Pourquoi utiliser Bitcoin quand on possède un compte bancaire ?

C’est probablement une des réflexions les plus courantes lorsque l’on découvre l’univers des cryptomonnaies : “A quoi sert Bitcoin ? En quoi me servirait-il ? J’ai un compte en banque qui fait le travail.

Au premier abord, dans un pays faiblement bancarisé ou ayant un système financier peu numérisé ou instable, l’utilité de Bitcoin est facilement perceptible. Il permet de contourner les embargos en cas d’exclusion au système financier international (comme en Iran, en Argentine ou à Cuba) ; d’offrir une alternative monétaire à l’hyper-inflation (comme au Vénézuela, aux Philippines, au Zimbabwe ou au Pérou) ou encore d’accroître l’inclusion sociale (comme en Afghanistan pour les femmes).

Néanmoins, dans un pays riche avec une démocratie stable et un taux de bancarisation élevé (99% en France), son intérêt peut sembler plus difficilement perceptible.

➡️ Nous allons illustrer les changements de paradigme proposés par l’Internet de l’argent, grâce à une transaction de 94 504,5 bitcoins (équivalent à presque 1 milliard d’Euros) réalisée le 06 septembre 2019 à 3h30 UTC+2).

Détail public de la transaction :

Voici donc 6 altérités entre les échanges de bitcoin (ou cryptomonnaies) et les devises étatiques dans un pays riche :

1. Contrôle total de votre argent 🆓

Aujourd’hui, les transferts d’argent sont limités par les institutions financières. Ceux-ci sont restreints par des freins réglementaires (imposés par l’état) et/ou des freins techniques (limite des capacités et du réseau des institutions financières).

La startup de paiement Transferwise a synthétisé les montants maximum journaliers pour les échanges d’argent à l’international par banque.

Limite par virement international journalier TransfertWise Avril 2018

Limite par virement international journalier — TransferWise, Avril 2018

Par ailleurs, les transferts internationaux demandent des formalités administratives fastidieuses comme la nécessité d’ajouter un bénéficiaire avant un transfert international en ligne. Le délai de validation fait que parfois l’ordre de virement ne pourra être émis que 72 heures après. Bref, “les délais de sécurité” instaurés par les banques privent de virements instantanés. Certaines banques demandent à leur clients de se déplacer physiquement en agence dans le cas de transferts internationaux.

Les banques françaises ont l’obligation de signaler à la cellule de renseignement financier Tracfin toute transaction douteuse ou transmission de fonds d’un montant supérieur à 1.000 € (pour une seule opération). Les justificatifs sont à la charge de la banque.

Détenir de l’argent numérique se fait uniquement par l’intermédiaire d’un compte bancaire. Cela implique de recevoir occasionnellement des appels téléphoniques pour des nouveaux placements, ou des messages électroniques pour mettre en avant de nouvelles offres commerciales ou encore des commentaires du banquier pour inciter à acheter des produits complémentaires.

Enfin, dans le droit français, un individu est propriétaire de l’argent sur un compte bancaire mais en perd le contrôle au profit de la banque. La banque (le dépositaire) assure la garde. Ce service de garde est une prestation facturée aux clients.

Ce détail est crucial. L’individu accepte donc de subir les aléas qui peuvent découler de la participation d’une entreprise privée dans la gestion de son argent, qui autorise l’État à pouvoir prélever directement sur ce compte.

Ainsi, les banques et l’État encadrent, régulent et contrôlent leurs clients dans leur gestion d’actif. Un individu ne possède pas une liberté totale sur son propre patrimoine financier (partie scripturale).

➡️ L’opération financière de transfert de 94 504 Bitcoin s’est déroulée sans qu’aucune personne physique, morale ou même un Etat ne puisse interférer à sa réalisation.

La création d’un wallet (portefeuille sécurisé) se fait en quelques clics. Aucun banquier, gestionnaire de compte, commercial ou intermédiaire ne rentre en contact avec le propriétaire du wallet.

Aucun contrôle tiers ne peut être appliqué à cette opération. Bitcoin est une monnaie programmable. C’est un programme informatique qui s’exécute automatiquement, lui permettant de fonctionner de façon autonome et décentralisée. L’autorité centrale et régulatrice n’a pas d’utilité dans le fonctionnement du réseau. Yorick de Mombynes et Gonzague Grandval dans “Bitcoin, totem et Tabou” mentionnent que Bitcoin est “fondé sur les mathématiques” et “offre une autonomie totale aux individus”. Ils peuvent contrôler leurs propres finances.

2. Frais de transaction quasi inexistants 💸

Dans le dernier rapport de la World Bank, “Remittance Prices Worldwide” publié en Juin 2019 les frais de transfert internationaux atteignent en moyenne 6,84%. Cette étude de la Banque Mondiale relate aussi que les banques chargent au 2ème trimestre de 2019, un taux moyen de 10,49% à leur clients pour des transferts internationaux.

L’étude de l’UFC-Que Choisir de novembre 2018 sur les “transferts d’argent internationaux” met l’accent sur “de graves dysfonctionnements de marché qui portent préjudice aux consommateurs”.

Au même moment (décembre 2018), L’Union Européenne réagissait en faisant passer une loi contraignant les banques à respecter un cadre de prix pour les paiements à l’étranger (au sein de la zone Euro, donc avec la même devise).

Voici ci-dessous le total des frais de transaction liés à la transaction Bitcoin 👇

Explorateur de blockchain Bitcoin

Frais de l’opération — Source : Explorateur de Bitcoin : blockchain.com

➡️ Les frais de cette transaction s’élèvent à 700,24 dollars américains pour un montant de transaction équivalent à 1 000 000 000 $, soit un taux de frais total de 0,000074%.

Ces frais correspondent à la somme totale des frais engagés pour la transaction. Il n’y a aucun autre frais.

L’utilisation de la “technologie Bitcoin” aussi appelée “blockchain” permet de réduire considérablement les frais de transaction.

Ces frais (sur cette opération) sont la rémunération des mineurs . Leur rôle est de traiter et de valider les transactions tout en maintenant la sécurité et la synchronisation du réseau. Ils font fonctionner le réseau en fournissant la puissance informatique (capacité de calcul via des processeurs) et l’énergie (électricité).

3. Frais déterminés avec transparence 🔍

Frais de gestion de compte, frais d’ouverture, ou de fermeture de compte, frais de tenue de compte, commission d’intervention, frais par paiement d’un prélèvement SEPA, frais de mise en place d’un mandat de prélèvement SEPA, frais par virement SEPA occasionnel (par Internet par virement), frais de retrait d’espèces à un DAB, abonnement à un produit offrant des alertes sur la situation du compte par SMS… Bref, il existe une multitude de frais bancaires. Ils sont complexes à comprendre.

L’État intervient régulièrement pour cadrer ces pratiques tarifaires. En 2013, la loi de séparation et de régulation des activités bancaires, rappelée dans l’étude de l’ACPR et la Banque de France de Mars 2018,“exige la gratuité pour certaines prestations (clôture du compte de dépôt, services bancaires de base fournis dans le cadre du droit au compte etc.)”.

En 2015, L’État français rend le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) responsable “d’instituer et de gérer un comparateur public en ligne permettant aux consommateurs de comparer gratuitement les principaux frais facturés par les différents établissements” afin d’offrir une plus grande transparence sur les frais bancaires.

Les principaux Frais bancaires
L’extrait standard, défini en concertation au sein du Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) entre les…www.tarifs-bancaires.gouv.fr

En décembre 2018, des évolutions législatives Européennes ont aussi forcé les banques à informer du montant exact et total de frais pour les transferts internationaux, comme le rappelle Transferwise.

➡️ Le régulateur doit intervenir afin de protéger le consommateur des pratiques tarifaires bancaires. Ces principales actions ont pour but de cadrer les pratiques tarifaires et d’accroître la transparence sur les frais à la charge du client.

Les frais sont publics ainsi que les caractéristiques de la transaction. Ils sont visibles de tous grâce à l’explorateur de blockchain qui est un registre de compte ouvert, publique consultable par tous, tout le temps.

Les frais de Bitcoin et des cryptomonnaies ne sont pas établis par l’État ou des institution financières. Ces frais de transaction en cryptomonnaies sont calculés de façon transparente. Ils sont estimés en fonction de la congestion du réseau et du temps que l’émetteur est prêt à attendre pour réaliser l’opération.

4. Temps de transaction record ⏱️

Pour qu’une transaction bancaire soit opérée, l’ordre est mis en attente tant que la banque n’est pas ouverte. L’opération n’est réalisée qu’un jour ouvré. Pour bénéficier d’un transfert plus rapide, l’émetteur et le destinataire doivent détenir leur compte dans la même banque ou payer des frais supplémentaires. Sinon, ils doivent utiliser une application mobile de paiement tiers pour envoyer de l’argent rapidement, mais qui ne permet pas (à l’heure actuelle en tous cas) de transférer ces fonds aussi facilement en dehors de leur réseau.

GIF — Comparaison d’accélération des camions Tesla vs les camions diesel

GIF — Comparaison d’accélération des camions Tesla vs les camions diesel

➡️ L’opération d’envoi de Bitcoin équivalent à 1 Milliard de dollars US a été réalisée en 0 jour 0 heure et 17 minutes.

Les opérations en cryptomonnaies fonctionnent en continu 24h/24h, 365 jours par an. Le réseau est autonome. Les mineurs de cryptomonnaies sont répartis partout dans le monde. A contrario du système financier actuel, celui-ci est décentralisé, parfaitement autonome et permanent.

D’autres cryptomonnaies travaillent à réduire le temps de validation des transactions. Au sein du réseau Bitcoin, l’initiative Lightning Network est prometteuse. Elle permettrait comme le présente bitcoin.fr “favoriser les micro-paiements, des validations quasi-instantanées, des frais dérisoires, des micro-paiements”

A défaut de trouver des données sur le temps de transaction moyen dans le monde bancaire, la vidéo ci-dessous illustre la différence entre les deux univers monétaires.

5. Confidentialité renforcée 🤐

L’identification client (KYC — Know Your Customer) est un processus strict imposé par les États aux banques et aux intermédiaires de change de cryptomonnaies (plateforme d’échange centralisée). Il est réalisé lors de l’ouverture de compte. Cette information est couplée aux données de compte (les différentes opérations, retraits, dépôts).

FinTech, GAFA, Banque, Gouvernement peuvent suivre et analyser l’ensembles des flux financiers. L’émetteur, le destinataire et l’objet de toutes les transactions bancaires sont clairement identifiés. Ces données appartiennent à la vie privée de leur clients. Les données des transactions Bitcoin laissent une empreinte numérique limitée.

➡️ La transaction de 94 504 Bitcoin a été réalisée sans que ni l’identité ni la nationalité de l’émetteur et du destinataire ne soient identifiés*. Il est impossible (enfin il est complexe) donc de savoir qui est à l’origine de cette transaction record.

Bitcoin est pseudonyme. Ainsi les opérations sont publiques et connues de tous. Néanmoins, les personnes ou entités impliquées dans une transaction ne sont pas identifiées avec leurs identités propres (avec un nom, une carte d’identité, adresse de résidence…), elles sont identifiées par une clé publique, un pseudo.

Certaines cryptomonnaies offrent une confidentialité plus importantes. Les plus connues étant Monéro et Zcash.

*La transaction a été réalisée par une plateforme de change centralisée, réalisant des conversions crypto /euros. Cet intermédiaire à l’obligation légale d’identifier ses clients (KYC) et de tenir un livre de compte. Dans le cas d’une transaction wallet à wallet (sans intermédiaire de change) ou via un intermédiaire de change décentralisé, l’opération est bien plus difficilement traçable. Une analyse approfondie du livre de compte public avec d’autres informations externes montre qu’ 1/3 des jetons proviennent d’un intermédiaire de change (exchange) asiatique (Huobi Global). Ni les propriétaires derrière cette plateforme d’échange, ni les destinataires ne sont identifiés.

6. International par défaut 🌐

Une banque est opérée dans une devise principale et respecte un cadre réglementaire local. Rares sont les comptes bancaires qui acceptent le multi-devises sans taux majoré.

Les comptes bancaires n’ont pas été construits dans le but d’établir des échanges internationaux quotidiens. Ainsi l’étude ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution ) d’octobre 2018 sur les banques en ligne et néobanques précise que “certains établissements ciblent également les personnes qui sont souvent en déplacement à l’étranger avec des comptes multi-devises et des taux de change attractifs”. Ainsi quelques banques (comme HSBC) et néobanques (telles que Revolut, Ditto Banque) en France, se sont spécialisées pour proposer une tarification plus adaptée aux personnes (morales ou physiques) réalisant des opérations internationales régulièrement.

Notre loi et notre culture ont défini que l’argent est géographiquement localisable. Le cash est possédé dans un certain pays et une certaine devise. Sinon, il est stocké sur un compte bancaire localisé et respectant une juridiction locale.

Bitcoin change l’approche de l’argent. Il le rend complètement intangible (et ne peut pas le devenir) et les comptes (portefeuilles de stockage) ne suivent pas de juridiction. La monnaie devient une information qui ne prend pas d’apparence physique et ne peut pas être localisée.

➡️ La transaction de 94 504 Bitcoin a été réalisée sans que ni la nationalité ni la localisation de l’émetteur et du destinataire ne soient identifiées. Il n’est pas possible de savoir si cette transaction a été internationale ou pas.*

Bitcoin et les cryptomonnaies n’identifient pas les frontières étatiques, au même titre qu’Internet. Les crypto-monnaies (dont Bitcoin) circulent aussi facilement qu’un email.

Conclusion

Les pays en voie de développement apprécient davantage une monnaie numérique non-inflationniste et apolitique. Les pays développés y trouvent une compétitivité par rapport au système bancaire existant (liberté d’utilisation de la monnaie, transparence des frais financiers, frais infimes, opération presque instantanée, échange sans frontière simple).

Internet (IP) ou le mail (SMTP) sont des protocoles publics, ouverts, décentralisés, sans-frontière permettant l’échange d’information de pair-à-pair. Bitcoin est un protocole public, ouvert, décentralisé, sans-frontière permettant l’échange de valeur de pair-à-pair.

Bien que l’utilisation de Bitcoin et des cryptomonnaies soient ouverts à absolument tout le monde, les contraintes techniques réservent encore son utilisation à un public plutôt . Cependant, développeurs et entrepreneurs travaillent pour rendre leur utilisation plus accessible. Ainsi, davantage de services se créent pour faciliter sa gestion, son stockage, sa fiscalité… Ces services augmentent les frais en plus des simples frais de fonctionnement du réseau mais restent largement attractifs comparés au système bancaire actuel.

Ce post se concentre sur les caractéristiques propres aux transactions Bitcoin et non aux caractéristiques intrinsèques à Bitcoin, sa technique. Ainsi, certains points ne sont pas abordés tel que la concurrentialité de Bitcoin vis à vis des banques centrales. Comme sa capacité à contrer l’utilisation massive de “la planche à billet” (éviter l’accroissement du nombre d’unités monétaires et donc l’inflation). Ou encore, à redistribuer les recettes de la création monétaire (de ne pas seulement les partager avec une liste d’établissements bancaires définie mais l’ouvrir publiquement à tous les contributeurs au réseau). Bitcoin offre ainsi une alternative complète au système de création monétaire fondé sur la dette.

Waltio est un assistant fiscal de crypto-monnaies. Notre mission est d’accroître l’adoption des actifs numériques (Bitcoin et les crypto-monnaies) en simplifiant leur gestion fiscale.

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Pierre de Waltio

Avertissement — Les informations fournies sur cette page sont purement à titre informatif. Elles ne doivent en aucun cas être considérées comme un conseil juridique, fiscal, financier ou en investissement. La société Waltio décline toute responsabilité en cas d’information, de commentaire, d’analyse, d’avis, de conseil et/ou de recommandation s’avérant inexactes, incomplètes ou peu fiables ou entraînant des pertes d’investissement ou autres.

Les 5 questions les plus posées sur la fiscalité française de Bitcoin et des cryptomonnaies

Les 5 questions les plus posées sur la fiscalité française de Bitcoin et des cryptomonnaies

Enfin, voici les questions, et leurs réponses qui sont le plus souvent posées à notre équipe Waltio.

1- Doit on vraiment déclarer ses gains (ou pertes) en cryptomonnaies ? Ce n’est pas exonéré ?

Et non, les cryptomonnaies ne sont pas exonérées et doivent être déclarées auprès de l’administration fiscale, et seront intégrées à votre déclaration sur le revenu.

Pour une activité occasionnelle, vous pouvez faire le choix de les déclarer en tant que cessions sur biens meubles (formulaire 2048-M-SD). Sinon, vous avez le choix du régime des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Si vous prenez l’option des cessions sur biens meubles, vous devez en effet déclarer chacune de vos transactions auprès de l’administration fiscale si le montant de la transaction a dépassé 5 000,00 Euros (quel que soit le montant de vos plus ou moins values).

Il y a un régime fiscal en place pour les cryptomonnaies. Le régime fiscale des oppérations réalisées en 2018 n’est certes pas vraiment adapté aux crypto-monnaies. Le cadre légal présenté par la loi PACTE y a partiellement remédié. et laisse place à interprétation mais il est bien en place !

2- Ok, mais comment Etat peut tracker mes crypto étant donné que Bitcoin est pseudonyme et Monéro complètement anonyme.

nldr : La question n’est pas toujours formulée ainsi mais c’est l’idée.

L’Etat français ne tracke pas les détenteurs de cryptomonnaies (au moins pas encore). L’Etat a accès aux conversions de cryptomonnaies avec les plateformes d’échanges centralisées (comme Coinbase, Kraken…) qui applique KYC. Concrètement, ils ont accès aux historiques de transactions, dépôts et retraits.

Pour pouvoir acheter un jeton sur une plateforme d’échanges centralisée ou bien en magasin physique, il faut s’identifier ( c’est le processus du KYC — Know Your Customer) avec une pièce d’identité et d’autres documents nécessaires en fonction du montant investi. Les plateformes d’échanges centralisées tiennent un registre de comptes clients avec l’identité de leurs clients et conservent la liste des opérations réalisées par chacun de leurs clients.

Les autorités en charge de l’application de la loi émettent des requêtes auprès des intermédiaires centralisés afin d’obtenir des données sur leurs clients. D’ailleurs, certaines plateformes comme Kraken et ShapeShift se sont plaintes ouvertement de l’augmentation du nombre de demandes des régulateurs. En 2018, l’Etat français a réalisé 20 demandes à la plateforme d’échanges Kraken.

Volumes of Law Enforcement Requests Received Globally Kraken 2019Poste de la plateforme d’échanges Kraken sur Twitter à propose du nombre croissant des demandes des services de police

Ainsi, il y a très peu de chance que l’Etat français ait mis en place un sytème d’échanges automatique de données de cryptomonnaies, comme c’est le cas avec les données bancaires actuelles. En revanche, en regardant les initiatives nationales ( Loi PACTE, LabChain, Appel d’offre de l’Etat pour tracker les transactions crypto…), on voit que l’Etat se penche sur le sujet et il est probable que l’Etat s’équipe d’une solution semblable dans les années à venir.

Le délai de prescription est de 3 ans (durée pendant laquelle l’administration peut contrôler et rectifier le montant de l’impôt dû). Ainsi, si cette solution est opérationnelle dans les 3 prochaines années, l’Etat français aura toute la possibilité de réaliser des contrôles fiscaux en masse.

Entre le nombre croissant de requêtes du régulateur, l’idée de mettre en place un système d’échanges automatisés de données avec les intermédiaires de change de crypto-monnaies et la capacité du service des impôts à revenir sur les déclarations fiscales, nous pensons que s’informer sur le montant de gain à déclarer n’est pas une mauvaise idée. A votre libre arbitre.

3- Si j’utilise votre service, allez-vous donner ou vendre mes données à l’Etat ou quelqu’un d’autre ?

Non. Nous ne partageons pas les données clients ou utilisateurs à des tierces. Ceci est clairement mentionné dans nos conditions générales d’utilisation.

Cependant, il se pourrait que l’Etat exige que Waltio partage les données de ses clients. Je parle d’une éventualité car il n’existe pas de loi à l’heure actuelle qui encadre notre activité. Dans ce cas, nous nous soumettrons aux demandes du régulateur et partagerons les données de nos clients, comme le font les plateformes d’échanges centralisées (comme Binance, Coinbase, Poloniex ou autre) ou intermédiaires d’achat de cryptomonnaies ( tels que les magasins physiques).

4- J’ai envie d’utiliser vos services mais sans que vous m’identifiez ? Est-ce possible ?

Oui, il est possible d’utiliser les services de tax.waltio.co sans que l’on vous identifie.

Tout d’abord, nous n’avons aucun KYC nous disposons uniquement de votre adresse email et votre historique de transactions.

Voici quelques astuces pour conserver votre anonymat :

  • S’enregistrer sur tax.waltio.co avec une adresse email temporaire et anonyme ou Protonmail.
  • Effacer l’adresse email sur les fichiers (les historiques de transactions) que vous nous envoyez.
  • Payer nos services en Bitcoin. Ainsi, les institutions financières n’ont pas moyen de vous identifier.

Par ailleurs, vous pouvez nous demander d’effacer vos données utilisateurs. Dans ce cas là, nous effacerons l’ensemble de vos données utilisateur, c’est à dire vos fichiers, votre rapport fiscal et votre compte. Ainsi, nous n’aurons plus aucune de vos données en mémoire.

5- Pourquoi utiliser tax.waltio.co ?

Certes, vous pouvez calculer à la main ou bien créer votre propre outil pour calculer vos gains ou pertes. Néanmoins, nous avons remarqué que:

  • Une grand partie des investisseurs en cryptomonnaies utilise plusieurs plateformes d’échanges. Le multi-comptes alourdit la charge de travail pour calculer le montant imposable.
  • Les jetons / coins sont régulièrement déplacés vers des portefeuilles de stockage à froid — on l’espère en tout cas :) — ou bien vers d’autres intermédiaires d’échanges. Pour cela, il faut opérer à un rapprochement minutieux pour connaître le coût d’acquisition des coins vendus. Nous avons développé des algorithmes permettant ce suivi.
  • Pour certaines plateformes, la connexion par API est nécessaire pour récupérer l’historique de transaction. Cela nécessite d’avoir quelques bases de code.
  • Le calcul du montant imposable et le suivi des lois fiscales de cryptomonnaie est fastidieux. Nous travaillons avec un avocat expert dans ce domaine, ainsi notre méthode de calcul est à jour avec la loi et les directives.

Bref, après quelques opérations de cryptomonnaie, il est difficile de suivre ses opérations sur un tableur et donc de calculer le montant des plus-values à déclarer.

Tax.waltio.co est un assistant fiscal de cryptomonnaies. La société a pour mission d’accroître l’adoption de Bitcoin et des cryptomonnaies en simplifiant leur gestion fiscale. Lien de l’outil d’aide à la déclaration fiscale pour les particuliers : https://waltio.co/

L’info bonus : Oui, notre outil sera disponible aussi pour la campagne de déclaration 2021 🙂

Pour toute autre question, n’hésitez pas à nous contacter à hello@waltio.co ou bien via notre chaine Telegram ou nous suivre sur Twitter, LinkedIn ou Facebook.

Bonne déclaration à tous,

L’équipe Waltio

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